Lorsque l’on a déjà un crédit immobilier, il arrive qu’une situation de santé complique la souscription ou le changement d’une assurance emprunteur. Pourtant, ce n’est pas une fatalité. Les évolutions légales récentes et les offres plus personnalisées permettent aujourd’hui de trouver une solution adaptée à son profil, sans être pénalisé inutilement.

Comprendre le rôle de l’assurance emprunteur

L’assurance de prêt protège l’établissement prêteur et l’emprunteur en cas d’imprévu, comme une incapacité de travail, une invalidité ou un décès. Autrement dit, elle garantit le remboursement du prêt, même si un incident empêche l’emprunteur d’honorer ses mensualités.
Traditionnellement, cette assurance est proposée par la banque au moment de la souscription du crédit. Mais, contrairement à ce que beaucoup pensent encore, rien n’oblige à rester avec l’assurance de la banque pendant toute la durée du prêt.

Peut-on vraiment changer d’assurance en cours de crédit ?

Depuis plusieurs années, la législation française a ouvert la voie à une mise en concurrence plus libre des assurances emprunteur. La loi Hamon, puis l’amendement Bourquin, ont permis de résilier cette assurance sous certaines conditions. Et plus récemment, la loi Lemoine a franchi une nouvelle étape : elle permet de changer d’assurance à tout moment, sans attendre la date d’anniversaire du contrat.
Ce changement donne la possibilité de choisir une couverture plus adaptée, souvent à un tarif plus juste. Mais qu’en est-il lorsque l’on présente un problème de santé ?

Les obstacles liés à la santé : un frein réel mais pas insurmontable

Pour les emprunteurs atteints d’une maladie chronique, ayant subi une opération ou un traitement lourd, il est fréquent que les questionnaires de santé fassent remonter un risque aggravé. Cela peut entraîner soit un refus d’assurance, soit une majoration de la prime, soit une exclusion de garantie.
Cette situation pousse beaucoup d’emprunteurs à renoncer à changer d’assurance, faute d’informations. Pourtant, la réalité a évolué : le droit à l’oubli et les nouveaux seuils instaurés par la loi Lemoine facilitent désormais l’accès à une assurance plus équitable.

Le droit à l’oubli : un allié pour les anciens malades

Le droit à l’oubli permet à une personne ayant été atteinte d’un cancer ou d’une hépatite C de ne pas déclarer sa maladie passée si le protocole thérapeutique est terminé depuis plus de cinq ans, sans rechute. Autrement dit, elle peut bénéficier d’une assurance au même titre qu’un emprunteur standard, sans surprime ni exclusion spécifique liées à cette ancienne pathologie.
Cette évolution du droit représente une véritable avancée : elle rétablit l’égalité d’accès au crédit pour de nombreux emprunteurs auparavant désavantagés.

Les solutions alternatives : convention AERAS et assurances spécialisées

Pour les personnes qui ne peuvent pas bénéficier du droit à l’oubli, il existe encore des solutions. La convention AERAS (s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) vise précisément à offrir une prise en charge adaptée aux emprunteurs à risque de santé.
Les assureurs partenaires étudient le dossier selon plusieurs niveaux d’évaluation. Si un assureur refuse, d’autres peuvent intervenir, ce qui augmente les chances d’obtenir une couverture convenable. En parallèle, certains acteurs spécialisés, tels que Keyliance Assurances, proposent des accompagnements personnalisés pour rechercher, comparer et trouver la solution la plus favorable à chaque profil médical.

Changer d’assurance : les étapes clés

Même avec un dossier médical complexe, changer d’assurance reste une démarche structurée :

  • Identifier ses besoins réels de couverture (garanties décès, incapacité, perte d’emploi, etc.)
  • Obtenir un devis auprès d’un assureur concurrent
  • Comparer les taux et les garanties à garanties équivalentes
  • Informer la banque du changement et lui présenter le nouveau contrat respectant ses exigences

Une fois acceptée, la substitution est simple : la nouvelle assurance prend la relève immédiatement, sans interruption de protection ni frais cachés.

Pourquoi choisir Keyliance Assurances ?

Changer d’assurance de prêt lorsqu’on présente un risque de santé demande une analyse fine et une bonne compréhension du marché. Keyliance Assurances facilite cette transition en mettant en avant plusieurs atouts :

  • Une expertise reconnue dans le domaine de l’assurance emprunteur
  • Un accompagnement humain et transparent à chaque étape
  • Des partenariats solides avec des assureurs capables d’accepter des profils médicaux variés

Grâce à cet accompagnement, les emprunteurs peuvent non seulement réduire le coût global de leur crédit, mais aussi bénéficier d’une couverture plus juste et adaptée à leur réalité de vie.